Un traitement plus efficace grâce à une bonne hygiène de sommeil
Les médecins traitants recommandent différents comportements qui favorisent un sommeil paisible et récupérateur. Ces comportements constituent ce qu’on appelle de manière générale « l’hygiène du sommeil ». Ceci englobe bien entendu l’environnement du sommeil (chambre sombre, lit confortable, absence de bruits forts, etc.), mais aussi l’alimentation ou encore les rituels d’endormissement.
– Un lever et un coucher réguliers sont importants (même le week-end). Cette régularité s’applique aussi aux heures des repas. C’est une condition indispensable à l’ajustement des différents rythmes biologiques du corps. Se lever à heure régulière est la règle la plus importante en raison de son impact sur les rythmes biologiques.
– L’heure du coucher devrait être définie en fonction du nombre moyen d’heures de sommeil de la dernière semaine (technique de restriction du sommeil). Passer trop de temps au lit peut contribuer fortement aux troubles du sommeil.
– Pas de sieste en journée (exception : sieste de 20 minutes contrôlée avec un réveil, mais pas après 15 heures). Même une sieste rapide dans l’après-midi peut réduire considérablement la pression de sommeil. Il pourrait en résulter des troubles de l’endormissement et du sommeil pendant la nuit. À éviter absolument : la somnolence devant la télévision le soir.
– Cessez de boire du café 4 à 8 heures avant d’aller vous coucher (évitez aussi le Coca-Cola et le thé noir). Cet effet négatif du café sur le sommeil peut durer 8 heures, voire plus longtemps. Le mieux est de renoncer totalement pendant 4 semaines environ au café/thé et ensuite se limiter à 3 tasses maximum de café par jour.
– Ne consommez plus d’alcool 3 heures avant de vous coucher. Certes chez certains insomniaques, l’alcool facilite l’endormissement, mais il réduit nettement la qualité du sommeil et entraîne une insomnie dans la seconde moitié de la nuit. Moins connu est l’impact de l’alcool même à faible dose. Une personne avec des problèmes de sommeil ne devrait pas consommer d’alcool plus d’une à deux fois par semaine.
– Renoncez au tabac après 19 heures. Fumer la nuit est totalement déconseillé : la nicotine a le même effet négatif sur le sommeil que la caféine. L’interaction de la nicotine et de l’alcool perturbe tout particulièrement le sommeil.
– Trois heures avant le coucher, évitez les repas copieux et/ou boissons en grande quantité. Une petite collation avant d’aller se coucher n’est pas gênante, mais une vessie ou un estomac plein ne contribue pas à un sommeil réparateur. Une collation avant le coucher peut être du lait avec du miel, une banane ou du chocolat ; ils contiennent du « L-tryptophane », une substance qui joue un rôle dans la régulation cérébrale du sommeil. Une molécule de sucre garantit le transport du L-tryptophane jusqu’au cerveau.
– Il est déconseillé de manger en cas de réveil nocturne, car le corps s’y habitue vite et pourrait alors « réclamer » cette collation nocturne.
– Évitez les efforts physiques excessifs après 18 heures. Toute pratique sportive est en revanche excellente en journée. Un effort physique important stimule, à l’instar du café et de la nicotine, le système nerveux sympathique, responsable de l’activité. Plusieurs heures sont alors nécessaires pour réduire l’activité du système nerveux sympathique. Par contre, les personnes bougeant très peu en journée peuvent améliorer leur sommeil par un entraînement physique régulier.
– Le cadre de sommeil est important : la pièce devrait être sombre et bien aérée (ni trop chaud, ni trop froid) et le lit confortable. La chambre à coucher doit être réservée au sommeil et ne pas servir de bureau (ou autre).
– Entre l’activité quotidienne et l’heure du coucher, prévoir un temps libre. Si le coucher succède immédiatement à l’activité quotidienne, l’endormissement est souvent difficile. Environ deux heures avant l’endormissement, l’activité quotidienne doit être arrêtée et le reste du temps consacré à la détente. Noter dans un journal pour « renoncer » aux besoins, soucis, etc. de la journée peut aider à décompresser et à s’endormir.
– Un rituel lors du coucher peut favoriser l’endormissement (passage dans les pièces, exercices de relaxation, etc.) et préparer le corps au sommeil.
Une lumière vive contribue à maintenir le corps éveillé. L’exposition à une source de lumière vive est donc déconseillée la nuit.
– La nuit, ne regardez pas votre réveil ou votre montre pour éviter de vous dire « de toute façon, je ne peux plus dormir », et déclencher tension/stress, ce qui est également mauvais pour l’endormissement.
– La lumière du jour le matin (environ 30 minutes, même par temps couvert, la lumière du jour est plus forte que l’éclairage artificiel) aide à conserver le rythme sommeil-réveil et peut avoir un effet positif sur l’humeur. Un lever et un coucher réguliers sont importants (même le week-end). Cette régularité s’applique aussi aux heures des repas. C’est une condition indispensable à l’ajustement des différents rythmes biologiques du corps. Se lever à heure régulière est la règle la plus importante en raison de son impact sur les rythmes biologiques.
Le médecin choisit le traitement le mieux adapté au cas par cas en fonction de l’état de santé général du patient et de la gravité de l’apnée du sommeil.